Accueil MA FORMATION EN NORMANDIE Étudier à l’international : ils témoignent

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Etudiants Normands partis à l'étranger

ENSICEAN - Etudiants en matériaux mécanique, en ERASMUS à Lisbonne

Université Le Havre Normandie - DUT Communication/Master Commerce International, année en Indonésie

Tuteurs étudiants pour les étudiants étrangers, Université Le Havre Normandie

Etudiants étrangers venus en Normandie

Témoignages écrits

Alexandra Houlière, étudiante en mobilité sortante, Université de Rouen

Étudiante en troisième année de licence de Droit et partie en mobilité un semestre à l’université d’Oslo, Norvège

« La richesse sociale et culturelle de cette expérience vaut bien plus que n’importe quel livre ou reportage. »

 

Photo de Alexandra Houlière

Présentez-vous. Quelle formation suivez-vous ?

Je m’appelle Alexandra Houlière, j’ai 20 ans et je suis actuellement étudiante en troisième année de Licence de droit à l’Université de Rouen. Je suis partie en mobilité à l’Université d’Oslo en Norvège lors du premier semestre de la troisième année.

 

Quelles ont été vos motivations pour partir ?

J’ai toujours été passionnée par les voyages et la découverte de nouvelles cultures, mode de vie. Cependant, je n’ai su qu’en deuxième année qu’il était possible de partir avec la faculté et le programme ERASMUS lors d’une réunion en début d’année. Immédiatement, je savais que je devais postuler et vivre cette expérience.

 

Comment s’est passé l’arrivée dans le pays d’accueil ?

Pour être honnête, l’arrivée a été quelque peu compliquée. Je suis arrivée un samedi matin pour aller récupérer mes clefs au SIO (qui est l’équivalent du Crous en France). Or, je n’avais pas été informée que ce dernier était fermé tout le week-end. J’ai dû improviser, trouver une auberge de jeunesse pour les nuits de samedi et dimanche (tout en étant chargée avec des affaires pour 1 semestre). Cependant, j’ai eu la chance de faire de belles rencontres dans cette auberge avec des voyageurs du monde entier et avec qui j’ai gardé contact. Je pense que les péripéties font parties du voyage. L’aventure est lancée !

 

Pouvez-vous nous expliquer brièvement la vie sur place ? (Ville, nourriture, loisirs, traditions…)

Sur place je vivais en colocation avec 6 autres personnes : 5 américaines et 1 allemande. J’avais choisi de vivre en colocation car je voulais être pleinement immergée dans l’expérience de la vie à l’étranger. J’ai adoré la vie en collocation et je suis resté en contact avec mes colocataires qui sont devenus des amies très proches.

Nous vivions dans un appartement au sein d’un campus étudiant à 4 stations du cœur de la ville. Au niveau de la nourriture, on y trouve les mêmes choses qu’en France dans les supermarchés avec les spécialités norvégiennes en plus !

Aimant beaucoup le sport, je me suis inscrite dans un club de triathlon où nous étions peu d’internationaux et c’est aussi là où j’ai connu des norvégiens devenus de très bons amis. D’ailleurs, j’ai eu la chance de fêter les traditionnels « Julebord » qui sont les fêtes de Noël dans un chalet sur les hauteurs d’Oslo avec l’équipe. Les fêtes de Noël sont très importantes dans les pays scandinaves, j’en garde un très beau souvenir.

 

Quels sont les bénéfices que vous tirez de votre expérience ?

Les bénéfices de la mobilité ERASMUS sont si nombreux qu’il serait difficile de tous les énumérer en quelques lignes. Cependant, il me semble important de souligner que la mobilité nous permet avant tout de sortir de notre zone de confort. Ensuite, elle nous permet de rencontrer des personnes du monde entier en partageant nos cultures et nos modes de vies. Nous avons fait beaucoup de diner avec mes colocataires et des amis où chacun cuisinait des spécialités de son pays et nous discutions de nos traditions.  Enfin, il permet de voyager et de partir à la découverte. Ainsi, par exemple, j’ai réalisé mon rêve d’enfant en Laponie norvégienne : voir les aurores boréales.

 

Seriez-vous prêt à repartir ?

La réponse à cette question semble évidente. D’ailleurs, je me souviens que pendant ma mobilité, je regardai déjà les masters qui permettait de partir à nouveau en Erasmus… En parlant avec les autres étudiants Erasmus que j’ai rencontré, ils souhaitent pour la plupart partir à nouveau également.

 

Qu’est-ce que vous aimeriez dire aux étudiants qui hésitent ou souhaitent partir ?

Je pense que c’est normal d’avoir peur de tout quitter pour plonger dans l’inconnu mais les bénéfices qui découlent de cette expérience sont vraiment nombreux. Je pense qu’en étant loin de nos repères, notre zone de confort on apprend beaucoup sur nous et ce que l’on veut réellement pour notre avenir professionnel. La richesse sociale et culturelle de cette expérience vaut bien plus que n’importe quel livre ou reportage.

Zura Kaladze, étudiant en mobilité entrante, Université de Rouen

Étudiant géorgien en mobilité à l’UFR des Lettres et Sciences Humaines

« Cela fait 12 ans que mon rêve est d’étudier en France, ma formule de réussite est probablement beaucoup d’apprentissage et un travail acharné. Si je n’avais pas eu le soutien de ma famille et mes professeurs, je n’aurais probablement pas pu le faire. »

Photo de Zura Kaladze

 

Présentez-vous. Quelle formation suivez-vous ?

Je suis Zura Kaladze , de Géorgie, je suis en échange grâce à ma bourse Erasmus+, j’étudie en sciences du langage.

 

Quelles ont été vos motivations pour partir ?

Cela fait 12 ans que mon rêve est d’étudier en France, ma formule de réussite est probablement beaucoup d’apprentissage et un travail acharné. Si je n’avais pas eu le soutien de ma famille et mes professeurs, je n’aurais probablement pas pu le faire. Je pense que la motivation d’avant était ce que j’ai maintenant : réussir, à être productif et avoir une raison d’être fier de moi. La vie n’est rien sans elle. Je pense que les gens doivent toujours essayer quelque chose. Plus le temps passe, plus la motivation grandit et chaque nouveau succès me pousse à atteindre un plus grand succès.

 

Pourquoi avez-vous choisi l’université de Rouen Normandie ?

Il y a un contrat entre l’université de Rouen Normandie et l’université d’État Akaki Tsereteli, et l’une des raisons pour lesquelles j’ai décidé d’étudier dans cette Université est que l’université de Rouen Normandie se distingue par un processus éducatif de la plus haute qualité et le type d’infrastructure moderne dans laquelle les étudiants acquièrent des compétences pratiques ainsi qu’une éducation de qualité. Le personnel académique de l’Université est une équipe de professionnels hautement qualifiés, créatifs et enthousiastes qui sont prêts à former la personne avec les connaissances, les compétences et les valeurs nécessaires. L’université de Rouen Normandie a pour objectif de développer chaque étudiant individuellement et de les développer en tant que professionnel de haut niveau.

 

Comment avez-vous été accueilli ? Votre intégration au sein de l’Université ?

Heureusement pour moi, ça n’a pas été difficile de s’adapter, j’ai rencontré beaucoup d’amis français qui m’ont aidé à m’intégrer.

 

Quel est votre meilleur souvenir de votre séjour ?

Avant tout, mon meilleur souvenir est le savoir et l’expérience que j’ai acquis en France, ainsi que les amis français et étrangers que j’ai rencontrés ici et qui sont précieux pour moi.

Salomé Famery, étudiante en master de Langues, boursière Fulbright, Université Le Havre

Salomé FAMERY est lauréate de la bourse Fulbright, bourse honorifique franco-américaine récompensant des projets et parcours d’étudiants jusqu’au doctorat. Cette distinction lui permet de concrétiser et d’accompagner son souhait d’expérience à l’étranger en tant qu’assistante d’un enseignant de français.

 

Salomé Famery

Que pouvez-vous nous dire de votre attribution de bourse Fulbright ? Quel a été votre projet pour obtenir cette bourse ?

J’ai proposé ma candidature pour la bourse fulbright en espérant intimement, tout au long du processus de sélection, de l’obtenir. J’avais pour défendre mon dossier, quelques lettres de recommandation valorisant mon cursus et mes démarches, mais j’ai été tout de même très heureuse et surprise, la sélection étant très sélective, d’accéder aux entretiens. J’ai fait valoir mes expériences qui me permettent d’articuler des compétences d’animation de groupe (j’ai le BAFA), des aptitudes à la médiation culturelle associées à une maîtrise linguistique importante renforcée par un séjour ERASMUS en Irlande au troisième trimestre de licence 3, Licence Langues, littératures et civilisations étrangères.

Les caractéristiques du poste d’assistant de langues offert par l’université qui va m’accueillir apporte une attention particulière à cette notion : animation de conversations, projections de films, café-déjeuners animés en langue français et tables-rondes. La mission va effectivement bien au-delà d’un simple enseignement « académique » du français. C’est en ce sens que « The college of Wooster » (OHIO), avait été mon premier choix dans la liste d’établissements que j’avais établie pour être accueillie.

Le dynamisme exceptionnel, la richesse de leur campus et une localisation géographique près du Canada où habitent des amis proches, avaient fini de me convaincre. J’ai fait une section littéraire en terminale et c’est l’université, dans le choix qui s’ouvrait à moi, qui donne la plus large place aux « humanités » et aux enseignements culturels et artistiques. Ce campus a tout pour me plaire !

 

Quelle a été votre réaction, suite à l’obtention de cette bourse ?

J’ai été assez sidérée et pour tout dire, flattée, d’avoir obtenu cette bourse Fulbright. Même si je savais que j’y avais mis toute la force de ma conviction et de ma passion, on ne sait jamais. Je m’attendais plutôt à ne rien avoir ; la concurrence est tout de même très élevée.

Que vous apporte-t-elle ? Que vous ouvre-t-elle comme perspective ?

Je suis dans la perspective d’une préparation à l’agrégation, pour m’assurer la possibilité d’enseigner et me spécialiser ensuite en recherche, si cela s’organise.Comme je vous le disais, cette expérience articule parfaitement le souhait d’enseigner, dans sa dimension de transmission et mon appétence importante pour la culture et le fait de la partager. Je tiens une chaîne youtube : « Kiss the librerian », référence, si vous connaissez à la série télévisée « Buffy contre les vampires ». J’y traite différents aspects de la pop culture, les fans fictions et la littérature dans toute sa dimension. En association de ces compétences, le poste d’assistanat d’un enseignant de français m’apprendra à gérer une classe et me permettra de plonger dans la vie d’un professeur d’université à proprement parlé.De façon très directe cela m’apporte un atout évident sur le CV, une expérience de vie aux Etats-Unis, je trépigne d’impatience. Au terme de mon premier séjour à Limerick, en ERASMUS, je savais que je voulais repartir vivre à l’étranger. Ce sera un apprentissage de plus.

Que pouvez-vous nous dire de votre master ? De son contenu et de ses enseignements ?

Mon master m’a intéressée en premier lieu pour son orientation : « culture et civilisation », davantage que le versant : enseignement de la langue en elle-même. Son intérêt réside bien sûr dans la programmation de séminaires de recherche. Le thème y est toujours imposé mais toujours en articulation avec le sujet porté par chaque étudiant.e. Pour montrer l’ouverture des enseignements, la pédagogie en licence est plus didactique, plus descendante. En master, le but est d’avantage d’apporter le fruit de sa réflexion, et des éclairages nouveaux sur un sujet mémoire libre.

Quel est votre projet en empruntant ce cursus ?

Rien n’est inscrit dans le marbre, mais l’idée première est pour moi d’approfondir mes connaissances en culture populaire avec la rédaction d’un mémoire à la croisée des chemins entre étude de genre et étude de la pop culture. Je suivrai mon intuition et mes envies par rapport aux opportunités jalonnées le long de mon parcours. Je sais que partir à l’étranger ouvre des possibles.

Benjamin Boisard, Master de Langues, boursier Fulbright, Université Le Havre

Benjamin BOISARD est lauréat de la bourse fulbright, bourse honorifique franco-américaine récompensant des projets et parcours d’étudiants jusqu’au doctorat. Cette distinction concrétise son souhait d’expérience à l’international en tant qu’assistant de langue

 

Photo de Benjamin Boisard

Comment avez-vous obtenu la bourse Fulbright ? Quel a été le projet qui vous a permis l’obtention de cette bourse ?

Sur ma propre initiative et en parallèle d’une demande de CIEP (projets au service de l’éducation et du français dans le monde), j’ai présenté ma candidature à la bourse fullbright,. Comme j’avais pour projet d’être un jour assistant à l’étranger, j’ai présenté ma candidature en postulant sur un poste d’assistant de langue. Après un processus de 6 mois, et suite à une audition, j’ai obtenu cette bourse pour rejoindre l’université que je visais en premier choix. A la rentrée 2019, je serai assistant de Français à la Valparaiso university, dans l’Indiana, à une heure du lac Michigan. Ce statut me permettra de valider deux UE sur mon cursus de master 2.

 

Que vous apporte cette bourse ? Que vous ouvre-t-elle comme perspective ?

Au-delà d’un soutien financier et logistique confortable pour l’année que je vais passer à Valparaiso, cela m’apporte me permettra de conforter par l’expérience, mon projet d’enseigner.
Cette prochaine expérience viendra appuyer mon projet de mémoire portant sur le « football dans l’état de l’Indiana ». Je serai sur place pour pouvoir mener mes recherches et rencontrer les enseignants-chercheurs qui pourront me permettre d’avancer, puis explorer le terrain de mes questionnements directement sur place. La perspective n’étant pourquoi pas d’intégrer un laboratoire de recherche là-bas à long terme pour une thèse. Mais je devrai avant cela terminer mon master 2 à l’université car il est tout aussi envisageable pour moi d’intégrer un laboratoire de l’université, le GRIC (Groupe de Recherche Identités et Cultures), si une opportunité se présentait à moi.

 

Quelle a été votre réaction ? Et quels critères, selon vous, ont retenu leur intérêt.

En réalité, je n’ai pas d’autres mots que la joie, pour exprimer ce que j’ai ressenti. Et le sentiment de recevoir une reconnaissance de mon parcours, un peu atypique il faut le reconnaître.

Mon projet d’enseignement et le fait d’avoir montré mon attachement à la Normandie, éléments que je savais très attractifs pour un jury doté d’une forte culture américaine (proximité des plages du débarquement, Le Havre : Grand port en connexion régulière et direct avec New York) ont, je pense, été les points forts de ma présentation lors de l’audition. L’approche pédagogique que je peux avoir par un regard géographique, historique et culturel des choses, ont certainement été favorables à mon dossier. Enfin, la capacité à faire le lien entre tous ces éléments et à m’adapter à mon auditoire a dû jouer en ma faveur.

 

Vous parlez d’un parcours atypique, pouvez-nous nous en dire plus ?

Je suis actuellement étudiant en Master Langues et société / études anglophone.

Avant d’intégrer ce master, j’ai eu un parcours complet dans le domaine Hygiène et sécurité, j’ai même été en alternance en Licence professionnelle GRESSER. Le goût de l’Anglais étant très important chez moi, après ce parcours professionnalisant, j’ai voulu me recentrer sur cette passion. Le département d’Anglais de l’université a accepté mon dossier et j’ai entamé alors un cursus en L2 LLCE. En L3, je suis parti en échange à Vilnius. Le choix du master s’est fait ensuite pour son ouverture à la recherche. L’apprentissage de la recherche et de sa méthodologie, m’ont passionné. Mon projet sera, comme je vous le disais, certainement d’enseigner et j’ai ainsi souhaité préparer la perspective d’une agrégation. Nous sommes un petit nombre d’éudiants en master, ce qui favorise une dynamique collective et l’émulation. L’enseignement est orienté sur la recherche avec la proposition d’un sujet de mémoire et sa soutenance*. Nous recevons un soutien étroit de nos enseignants tout au long du cursus avec des temps privilégiés de travail, par la proposition par exemple, sur la base du volontariat, de participer à des « Writting retreat ». Je suis passionné par mon domaine, l’envie d’aller le plus loin possible est forte et ce cadre m’en permet la parfaite expression.

* Cette année, j’ai proposé un projet de mémoire sur le « foot aux Etats-Unis, dans l’état de l’Indiana » qui crée un lien avec ce poste d’assistant de français que je vais occuper l’année prochaine par l’obtention de cette bourse Fullbright.